Parfois je prends ma tête dans mes mains et je me dis « mais dans quelle galère je me suis lancée ? ». C’est à la fois effroyable et terrifiant. Je suis assaillie par des remords pendant quelques minutes, avec cette impression que le plancher va s’écrouler, que les minutes vont augmentées leurs cadences et que je vais finir écartelée entre incertitude, contrariété et déconvenue. C’est à ce moment là que deux options s’offrent à moi: soit plonger ma tête dans le réfrigérateur pour me rafraîchir l’esprit, soit enfouir ma main dans le four brûlant et trouver comme unique excuse pour ne rien avoir cuisiné que de m’être brûlée. Sans doute ne suis-je pas si téméraire que je l’imagine car j’ai toujours tendance à choisir la première option. Surtout qu’entre nous, sentir le poulet grillé pourrait rebuter mes convives, et leur donner l’envie de fuir, non ?
Je me lance donc des défis (à la limite du ridicule, j’en conviens) qui consiste à rentrer du travail, s’occuper de mes enfants et de cuisiner un petit repas pour un couple d’amis, et tout ça en moins d’une heure. Je vous passe les détails qui consistera aussi à répondre au téléphone, jouer les arbitres auprès des mes chérubins et trouver le bon ton pour que monsieur se dépêche de rentrer du travail s’il ne veut pas s’attirer des foudres.
Je n’ai malheureusement aucun secret à vous divulguer, aucune astuce à vous transmettre, qui pourrait vous faire sortir la tête de l’eau puisque mon risotto ne fut pas si for-mi-dable que je l’aurai espéré. Heureusement, j’ai sublimé in extremis avec mes petites bouchées au chocolat noisettes, qui ne se sont pas fait prier. J’en ai sauvé trois de justesse, pour les prendre en photo le lendemain
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